En cas de dommages, votre assurance couvre votre mobilier dans la limite de la valeur portée sur votre contrat. D'où l'intérêt de procéder à une estimation juste, régulièrement réévaluée
Une multirisque habitation couvre au minimum les risques liés à l’incendie, à une explosion ou à la chute de foudre qui toucheraient vos meubles ou les embellissements de votre immeuble (papiers peints, peintures…). Mais elle ne couvre que dans une certaine limite indiquée dans votre contrat.
L’évaluation du mobilier : ni trop, ni trop peu
Vous devez donc évaluer votre mobilier pour déterminer le capital à assurer en cas de sinistre. Une mission à réaliser avec soin. En effet, si vous sous-estimez votre mobilier, l’indemnisation en cas de sinistre sera diminuée en proportion. À l’inverse, si vous sur-estimez la valeur à assurer, vous règlerez des primes trop élevées au regard de l’indemnisation à laquelle vous pourrez prétendre. En effet, l’indemnisation ne doit jamais dépasser la valeur du bien au moment du sinistre.
Mobilier et effets personnels Pour évaluer vos biens, listez tous vos objets, pièce par pièce en prenant soin de ne rien oublier, puis additionnez le tout. Sont compris votre mobilier, vos effets personnels (linge, vêtements), les appareils électroménagers et objets divers de loisirs ainsi que ceux qui appartiennent aux membres de votre famille ou aux autres personnes qui vivent chez vous. Si vous ne parvenez pas très bien à apprécier ce montant, vous pouvez avoir une approche “forfaitaire”. Dans ce cas, comptez entre 5000 et 7000 € par pièce.
Les objets précieux
Certains biens connaissent des limitations de garanties spécifiques. Il en est ainsi des espèces, du mobilier des dépendances, mais aussi des objets de valeur et bijoux. Ces derniers sont généralement garantis dans la limite d’un pourcentage du capital total assuré (exemple : 20 %). Ainsi, si votre capital assuré est de 100 000 €, vous pourrez obtenir une indemnisation autre titre de vos objets précieux dans la limite de 20 000 €. Si vous détenez des biens de plus grande valeur, il faut souscrire un contrat spécifique, élaboré au vu d’une expertise.
Valeur à neuf ou valeur d’usage
Désormais, vous avez presque toujours le choix entre une assurance en valeur d’usage ou en “rééquipement à neuf”.
Si vous êtes assuré en valeur d’usage, vous serez indemnisé pour la valeur estimée de vos biens, déduction faite d’un coefficient de vétusté. Celui-ci est de l’ordre de 10 % par année d’ancienneté, mais il varie en fonction de la nature du bien, de son état d’entretien… C’est l’expert désigné par l’assureur qui établit le taux d’usure ou de vétusté des biens pour permettre de chiffrer le montant de l’indemnisation.
À l’inverse, les contrats en valeur à neuf prévoient de vous verser le montant qui vous est nécessaire pour acheter le même bien ou l’équivalent sur le marché du neuf. Cependant, la vétusté est toujours déduite pour le linge, les vêtements, les biens se trouvant dans votre cave, les appareils électriques ou électroniques, le matériel bureautique…
Enfin, les contrats en “rééquipement à neuf” vous indemnisent sur la base d’une valeur égale à celle du remplacement (ou de la réparation si elle est moins élevée) par un bien actuel de performance égale, sans abattement lié à la vétusté. Vous devez alors remplacer les objets dans un délai de six mois à compter de la date du sinistre.
Vous vous en doutez, les primes d’assurance des contrats en valeur et rééquipement à neuf sont plus élevées que celles qui sont dues en valeur d’usage.
Les modalités de révision
L’évaluation de votre mobilier n’est pas définitive, car la valeur de vos bien évolue. En effet, au fil des années, vous avez pu acquérir du nouveau matériel, du mobilier de valeur… Certains contrats sont affectés d’une clause de réévaluation automatique. Si ce n’est pas le cas du vôtre, pensez à le faire vous même régulièrement.
De même, si vous aménagez le grenier de votre maison ou créez une surface supplémentaire, prenez soin d’en avertir votre assureur. La loi vous impose de lui déclarer toute nouvelle situation dans un délai de 15 jours. Il peut alors vous proposer de majorer votre cotisation. Si vous refusez, votre contrat est résilié.
Et s’il ne répond pas dans les 10 jours qui suivent votre courrier (recommandé, de préférence), vous pouvez considérer qu’il a accepté ce nouveau risque.