Les années se suivent et se ressemblent : pas une qui ne porte son lot d’inondations. Ce risque majeur fait environ 20 000 victimes par an dans le monde. En France, une commune sur trois est concernée à des degrés divers, dont 300 grandes agglomérations. Vous voulez vous assurer ? Pas la peine ! Depuis la loi du 13 juillet 1982, dès lors que vous avez une multirisque habitation, vous êtes automatiquement couvert pour les dégâts causés par les catastrophes naturelles, à condition que ce phénomène soit reconnu par l’État.

Les phénomènes naturels ne sont pas tous des « catnat »

Si les inondations font partie des événements pouvant relever de la garantie « catnat », tous les dommages provoqués par un phénomène naturel ne sont pas dans ce cas. Trois conditions pour que des dégâts soient considérés comme les effets d’une catastrophe naturelle :

- Il doit s’agir de dommages matériels directs non-assurables.
Outre les inondations, c’est le cas des coulées de boue, de la sécheresse, des séismes, glissements et affaissements de terrain…

En revanche, la tempête n’est pas considérée comme une catastrophe naturelle au regard des assurances. En effet, elle est couverte en tant que telle au titre de votre assurance multirisque et éventuellement de la garantie incendie ou dommages de votre véhicule. Si votre logement ou/et votre voiture ont subi des dégâts du fait d’une tempête, les modalités d’indemnisation sont celles qui figurent dans votre contrat.

- Ils doivent avoir pour cause déterminante « l’intensité anormale d’un agent naturel » et vous devez avoir été dans l’impossibilité d’empêcher les dommages.

Pour ouvrir droit aux indemnisations au titre de la garantie catastrophe naturelle, il faut que l’État publie un arrêté au Journal Officiel. Celui-ci délimite les zones et les périodes concernées ainsi que la nature des dommages couverts. Vous ne pouvez donc bénéficier de la garantie si votre habitation se situe à l’extérieur de la zone.