Permettre aux ménages les plus modestes de réaliser les travaux améliorant les performances énergétiques de leur logement, voilà la nouvelle priorité de l'Anah depuis janvier 2009.
Le dérapage récent des impayés et la forte augmentation des dépenses d’énergie sont autant de signes de ce que l’on pourrait appeler aujourd’hui la « précarité énergétique ». Elle pousse l’Agence nationale de l’habitat à étendre son aide avec une priorité : traiter les « passoires thermiques », soit 15 % du parc immobilier (dont 95 % a été construit avant 1975, date jusqu’à laquelle aucune réglementation n’existait dans ce domaine).
Des aides nouvelles…
À compter du 1er janvier 2009, si vous êtes un propriétaire « occupant très social », selon les classifications de l’Anah (votre plafond de ressources ne dépassant pas, en Ile de France, 10 511 €/an pour une personne ou 15 428 €/an pour deux personnes), vous pourrez prétendre en plus de la subvention habituelle, à une écoprime de 1000 € afin d’engager des travaux qui diminueraient de 30% l’énergie consommée par votre logement. Il faut cependant que ce logement soit classé G ou F sur l’échelle du DPE (Diagnostic de Performance Energétique, cf encadré).
Cette écoprime double et passe à 2000 € si vous êtes propriétaire d’un logement conventionné social dans lequel vous envisagez des travaux, lui faisant gagner deux places du DPE avec une sortie en D ou C.
… qui s’ajoutent aux anciennes
Ces écoprimes ne remettent pas en cause le système d’aide déjà en place pour l’amélioration de l’habitat.
Ainsi, si vous êtes propriétaire « occupant » et que vos ressources sont inférieures à un certain plafond (15 767 €/an en IDF et 10 917 €/an en province pour une personne), vous pouvez obtenir de l’Anah une subvention de 20 à 35 % des travaux que vous engagez pour l’amélioration générale de votre habitation, que ce soit en termes de sécurité, de salubrité ou d’équipement.
Attention !L’aide de l’Anah n’est pas un droit. La décision est prise en commission (Commission de l’Amélioration de l’Habitat) et sur dossier en fonction de priorités nationales, mais aussi locales. Dans tous les cas, veillez à ne jamais commencer les travaux avant le dépôt du dossier.
Pour en savoir plus : www.anah.fr
Le Diagnostic de Performance Energétique (DPE)
Indispensable pour louer ou vendre un logement, ce document (moins de 300 €) établit un classement en fonction de l’état des lieux du bien : isolation, vitrage, consommation énergétique. Un habitat économe en énergie sera classé A tandis que le plus énergivore sera classé G.