Le compost est produit à partir de déchets organiques. Coquilles d'œufs,  croûtes de fromage, couenne de jambon, tonte de gazon, mouchoirs en papier...etc. Près de la moitié de vos ordures vous permettront de nourrir vos fleurs et potagers à peu de frais.

Vous devez savoir que votre tas de compost ne fournira que 10% de son volume en humus. Un tas d'1m3 est suffisant pour nourrir un jardin de 500 m2 .

Ni trop sec, ni trop humide

Pour y parvenir, vous devez vous équiper. Des bacs à compost – de tailles variées – sont en ventes dans le commerce. Vous pouvez aussi en fabriquer un vous-même. Quelques planches ou palettes suffisent...

Si vous avez de la place, un tas dans le jardin peut suffire. Par contre, des animaux pourront être attirés par vos restes. Exposé aux intempéries, la formation du compost sera aussi plus lente. Trop humide, il pourrira et dégagera de mauvaises odeurs.

Pour l'alimenter, vous devez alterner couches de résidus humides et couches de résidus secs. Celles-ci doivent être épaisses de 5 à 10 centimètres.

Aidez les bactéries

Pour fermenter et se décomposer correctement, votre compost ne doit être ni trop sec, ni trop humide. Placez-le en contact avec de la terre ou du compost déjà formé. Quelques branches entre le sol et le tas permettent de le drainer et de l'aérer. Rajoutez sur votre tas une dernière couche de compost fini. Ainsi, les bactéries et organismes qui le transforment seront tout à leur aise.

Mais attention ! Tous les produits biodégradables ne sont pas bons pour alimenter votre tas. Évitez d'y mettre des plantes malades, des graines... Les morceaux de viande, de poisson, les produits laitiers et les excréments animaux dégageront de mauvaises odeurs et risquent d'attirer des insectes indésirables.
Vous êtes maintenant prêt à vous mettre à « l'engrais bio » !

Nicolas GIRAULT