Maisons à la campagne : les prix augmentent encore !
Publié le 01 juillet 2008
Avec un prix moyen de 220 000 €, le prix des maisons à la campagne a augmenté de 6,8 % en 2007. Route, train, avion, l'amélioration des moyens de transport contribue au développement du marché… dont la hausse pourrait être freinée par l'augmentation du prix des carburants.
Le marché des maisons à la campagne – anciens corps de ferme ou bâtiments agricoles accompagnés de terrain - fait également l’objet d’un chapitre. Comme les années précédantes, en 2007, le marché affiche des prix toujours en hausse, mais confirme le ralentissement observé depuis plusieurs années.
La hausse se ralentit…
… mais reste forte dans les zones urbaines
- La déductibilité des intérêts d’emprunt a rendu solvables des acquéreurs en diminuant le coût du crédit, dopant du même coup le marché péri-urbain et urbain où la concurrence est la plus vive.
- L’augmentation drastique des cours du pétrole et des prix des carburants inciterait les acquéreurs à intégrer le coût du transport dans leurs acquisitions. Ainsi, on assisterait à un revirement par rapport à ce qui s’est produit au cours des années 1997-2004. À l’époque, les acheteurs portaient leur choix principalement sur des biens éloignés des centres urbains et touristiques, moins chers que ceux qui étaient proches des villes. Désormais, ils s’en rapprocheraient au contraire.
Les prix sont liés à l’attractivité locale
Mais d’une façon générale, les prix élevés (> 250 000 €) s’expliquent toujours par les mêmes raisons : la proximité d’une agglomération, l’ensoleillement, l’attrait du littoral ou de la montagne, la sensibilité au paysage, la qualité architecturale du bâti. Les prix les plus élevés touchent donc principalement Paris, Lyon, Toulouse, Bordeaux, Tours, Angers, Biarritz et Caen, la Côte méditerranéenne, la vallée du Rhône et la Haute Savoie.
Quant aux prix les moins élevés (< 120 000 €), ils se concentrent sur les régions d’Auvergne, du sud de la région Centre et du Limousin, du sud de l’Ariège, l’ouest et le nord-est.
L’âge moyen des acquéreurs reste stable
Plus schématiquement, les zones d’emploi attirent les acquisitions des jeunes alors que les zones touristiques et résidentielles attirent les plus âgés.
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