La roulotte : un voyage tout en restant chez soi


La roulotteL’engouement des Français pour cet habitat sur roues s’explique par un indéniable désir de retour à la nature et par une fascination pour le mode de vie bohême », analyse Jeanne Bayol, décoratrice et auteur du superbe livre « Les roulottes », paru aux éditions Aubanel.

Et pour cause, avant d’atterrir au fond d’un jardin ou d’un parc hôtelier, la roulotte est avant tout l’habitation des peuples nomades, comme les rémouleurs, les forains, et les tziganes.

C’est au XIXe siècle en Albanie, que l’on voit apparaître les premiers chariots faisant office d’habitation. A l’époque, c’est une sorte de cabane en bois recouverte d’écorces tirée par une dizaine de bœufs, accompagnée par la famille qui marche à côté.


Un confort rudimentaire très prisé aujourd’hui


Il faut attendre la fin du XIXe siècle pour voir apparaître véritablement la roulotte en bois, appelée verdine, telle que nous la connaissons aujourd’hui, plus haute et plus rapide. Elle est véritablement construite comme une maison : on y accède par une porte, les fenêtres sont habillées de volets, et un escalier escamotable permet d’y accéder le plus naturellement du monde.

A l’intérieur, le confort est minimum, mais l’esprit cosy est déjà là : de quoi se chauffer grâce au poêle à bois ou à charbon, un buffet, des ustensiles de cuisine, et le fameux lit en alcôve en dessous duquel on trouve un placard où dorment les enfants la nuit, et qui sert de rangement pendant la journée.

Côté déco, une multitude d’images pieuses confère à la roulotte cette atmosphère religieuse si particulière.
 

 
  Crédit photos : Jeanne Bayol