Antennes-relais : l'union fait la force !

Publié le 15/05/2009 - Imprimé le 17/09/2019

Antennes-relais : l'union fait la force !

Il n'existe pas beaucoup de moyens de lutter contre l'implantation d'une antenne-relais près de chez soi. Mais en s'unissant, on a plus de chances…


Nocives ou pas nocives ? Les antennes-relais sont l’objet de nombreuses interrogations et inquiétudes sur lesquelles le Grenelle des ondes doit réfléchir sur fonds d’études contradictoires.

Dès la première réunion, le 6 mai dernier, l’association Robin des toits a fait une proposition : expérimenter sur quatre villes françaises un abaissement du seuil d’émission des antennes à 0,6 volt/mètre (au lieu des 41 à 61 volts actuellement en vigueur). De son côté, l’association Priartem a demandé que soient conviés deux scientifiques ainsi qu’un élu de la ville de Salzsbourg, qui a déjà limité l’exposition au public à 0,6v/m et qui fera part de  l’expérience de cette ville. Enfin, la Ministre de l’Écologie, madame Jouanno, a suggéré de prononcer un moratoire dans l’implantation des antennes de téléphones mobiles jusqu’à l’obtention d’un concensus scientifique. En attendant les conclusions et les suites du Grenelle dont la date de clôture est fixée au 25 mai, les personnes confrontées à un projet d’implantation d’antenne à proximité de chez elles disposent de recours assez limités pour l’éviter. Cependant, il est possible de faire entendre sa voix.   


Le maire ne peut refuser

Concrètement, lorsqu’un opérateur souhaite installer une antenne, il doit trouver un emplacement à louer. Celui-ci peut appartenir à des personnes privées (entreprises, immeubles…) ou publiques (HLM, OPAC…). Une fois obtenu l’accord pour louer, il doit demander l’autorisation du maire. Celui-ci n’a pas le droit de refuser l’implantation dans son principe. En revanche, il peut discuter sur l’emplacement.

Pas toujours d’information préalable des riverains

Avant de donner son accord, le maire peut (mais ce n’est pas une obligation) organiser une réunion de concertation avec les futurs riverains pour les informer de la situation et recueillir leur sentiment et leurs propositions. En l’absence de réaction des riverains dans les deux mois qui suivent la réunion de concertation, on considère que les intéressés ont donné leur accord. Dans le cas contraire, ils peuvent proposer un autre emplacement, discuter pour obtenir un abaissement de la puissance de l’antenne…

Demander un moratoire

Lorsqu’aucune réunion n’a été initiée, que vous voyez arriver des grues dans votre rue et que vous apprenez qu’une antenne va bientôt s’ériger sous vos fenêtres, il n’est pas encore trop tard pour réagir. Certes, comme le fait remarquer Aline Lardon, coordinatrice nationale et régionale de l’association Priartem, “vous pouvez demander communication au maire du dossier d’implantation et rechercher s’il ne recèle pas quelque faille administrative pour entamer une action devant le tribunal administratif. Mais une telle démarche est fastidieuse et requiert de préférence l’accompagnement d’un avocat. Une autre solution consiste à s’unir avec les gens du quartier et faire pression auprès du maire afin qu’il prononce un moratoire pour geler l’installation”. Reconductible, celui-ci donne ainsi le temps aux riverains de se réunir pour tenter de trouver d’autres solutions, notamment trouver un autre emplacement, plus éloigné des zones d’habitation.

Des associations pour vous aider

Certaines associations peuvent vous aider dans vos démarches, initier des pétitions, vous renseigner sur vos droits...
- Priartem (Pour une réglementation des Implantations d’Antennes Relais de Teléphonie Mobile). Tel : 01 42 47 81 54. www.priartem.fr. Adhésion (tarif individuel) : 25 €.
- Robin des toits. Tel : 01 43 55 96 08. www.robindestoits.org. Adhésion (tarif individuel) : 25 €.


Patricia ERB