Mars au jardin

Publié le 27/02/2009 - Imprimé le 24/11/2020

Mars au jardin

Les frimas de l'hiver ont tenu, ces derniers mois, votre jardin en dormance : plantes calfeutrées, sol dénudé, potager quasi-déserté… Seuls les semis sous serre et les plantes d'appartement ont réussi à faire fi du froid. Mais, l'avantage d'un jardin réduit à sa plus simple expression est justement d'offrir une vision claire et détaillée, pour mieux le réinventer !


Sans vous lancer dans des travaux démesurés, mars est le mois idéal pour envisager de nouveaux aménagements : modifier les volumes (pelouse, massifs surélevés…), planifier une alternance des cultures dans votre potager, redessiner allées et bordures ou choisir, pourquoi pas, d’installer une pergola, une balancelle, une fontaine ou encore un gazebo qui apporteront un nouveau souffle à votre lieu de vie.

Premiers soins

« Quand mars se déguise en été, dit la maxime populaire, avril prend ses habits fourrés. » Les crocus, tulipes et autres jonquilles ont beau montrer le bout de leurs corolles, difficile de prévoir qui sera au rendez-vous, du redoux ou des fameuses giboulées de mars. Armez-vous donc de patience, et attendez que le réchauffement s’installe avant de vous lancer dans de nouvelles plantations, bouturages ou semis. Mieux, profitez de cette accalmie pour huiler vos machines, affûter vos outils et dispenser les premiers secours aux victimes de l’hiver : tuteurs, treillages, pots et jardinières…

Quel que soit le temps, avec l’arrivée du printemps, l’heure est à la taille. Les haies en formation, les rosiers, les arbustes à floraison estivale et les grimpantes (vigne, lierre, clématites…) ont besoin d’un toilettage en règle qui stimulera leur reprise. Ayez le bon geste : choisissez votre outil en fonction de l’épaisseur du rameau à couper et aiguisez-le soigneusement (une coupe propre et nette évitera notamment la prolifération de germes et de champignons).

Coupes et découpes

Parmi les basiques du jardinier, on retrouve l’incontournable sécateur qui tranche le bois vert comme les tiges résistantes jusqu’à environ  3 cm de diamètre ; la cisaille, pour l’entretien des grimpantes, des buis et des haies ; l’ébrancheur, doté d’une force démultiplicatrice et de longues poignées qui permettent d’atteindre les branchages en hauteur ; et la scie, qui vient à bout des ramures que les trois autres n’auront pas réussi à élaguer…

On taillera le rosier, star de nos jardins, en ôtant les branches les plus âgées, qui fleurissent peu et sont plus vulnérables aux maladies, ainsi que les rameaux chétifs ou endommagés par le gel. Coupez également les branches mortes, reconnaissables à leurs teintes brunes ou décolorées. Taillez les rameaux légèrement en biseau, à 5 mm au-dessus d’un nœud (bourgeon) orienté vers l’extérieur, afin de faire gagner du volume à votre plante, ou vers l’intérieur pour une reprise du rosier en hauteur.

Déjeuner sur l’herbe

Au sortir de l’hiver, votre pelouse ressemble à un lendemain de Coupe de l’UEFA ? Profitez des premiers beaux jours qui commencent à réchauffer le sol pour lui rendre de sa superbe. Ratissez branchages, débris et feuilles mortes. Ôtez les plaques de mousse et les mauvaises herbes qui auront survécu au gel. Travaillez à la fourche de jardin puis au scarificateur les mottes compactes et les bordures piétinées afin de les aérer. Remplacez éventuellement les carrés qui n’auront pas survécu aux températures hivernales. Epandez un engrais azoté après avoir copieusement arrosé votre gazon, ce qui permettra une pénétration rapide jusqu’aux racines. Pour les premières tontes, réglez la hauteur de coupe au plus haut afin de favoriser une croissance homogène de votre pelouse.


Elsa Burette